Le Slam en classe (du CP au Bac)

LE SLAM, COMMENT ?

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En classe, dans le cadre des apprentissages

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A l’école primaire

Du CP au CE2, il ne s’agira pas de slam à proprement parler, mais d’utiliser l’approche slam, à la fois ludique et créative, pour proposer différents moments ludo-éducatifs autour de la poésie et plus largement de l’expression écrite et orale.

A partir du CM1, le Slam est un outil pertinent pour favoriser l’expression.

Les interventions autour du Slam proposent aux élèves d’investir la langue autrement, de la rendre créative, inventive.

Également, le slam permet de découvrir différents types d’écrits (poème, recette, slogan, …) ou de rendre attractive une spécificité de la langue (figures de styles) par une approche ludique de celle-ci.

Enfin, le slam conjugue écriture et oralisation de celle-ci, favorisant l’acquisition de la lecture et la mobilisation des compétences d’oralisation pour la voix et le corps.

A voir également : https://media.eduscol.education.fr/file/ecole/86/1/dossier-poesie_113861.pdf

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Au Collège

La pratique du Slam au collège permet la mise en place de situations d’apprentissage favorisant l’acquisition des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture :

1. les langages pour penser et communiquer

2. les méthodes et outils pour apprendre

3. la formation de la personne et du citoyen

5. les représentations du monde et l’activité humaine

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A travers les parcours

Si le Slam est un outil pertinent pour venir compléter l’offre éducative d’un Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle ou d’un Parcours Citoyen, il peut aussi trouver sa place dans un Parcours Éducatif de Santé, notamment lorsqu’il s’agit d’aider à l’expression dans le cadre d’actions de prévention ou d’information.

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Enseignements pratiques interdisciplinaires

Le Slam se prête parfaitement à un projet de type EPI.

L’entrée la plus évidente est évidemment via l’enseignement du Français ou des Langues vivantes.

D’autres disciplines peuvent venir nourrir le Slam du point de vue de la forme :

  • Éducation musicale (relations musique-texte, rythme, …)
  • Arts plastiques (production d’œuvres pour accompagner la restitution ou la valorisation des productions, illustration, …)
  • Éducation physique et sportive (travail sur la motricité expressive, la composition corporelle, les outils physiologiques de l’oralisation, …)
  • Technologie (travail de MAO et autres créations assistées, diffusion multimédia, …)

Par ailleurs, il n’est de Slam sans propos. Là encore, d’autres matières peuvent entrer en résonance :

  • Enseignement moral et civique (expression thématique, …)
  • Histoire et géographie (expression thématique, …)
  • Éducation aux médias et à l’information (expression thématique, …)
  • Physique-chimie (utilisation de vocabulaires spécifiques, restitution de notions, …)
  • Sciences de la vie et de la Terre (utilisation de vocabulaires spécifiques, restitution de notions, …)
  • Mathématiques (utilisation de vocabulaires spécifiques, restitution de notions, …)

Enfin, il est une autre matière qui se trouve au carrefour du fond et de la forme :

  • Histoire des arts

Le Slam peut aussi servir de matière lors de l’épreuve de l’histoire des arts du diplôme national du brevet (D.N.B) dans la thématique « art et expression ».

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Au Lycée

Depuis la rentrée 2019, les programmes donnent une place nouvelle à la Maîtrise de la langue et au Développement des compétences orales, à travers notamment la pratique de l’argumentation.

À compter de la session 2021, les élèves ont à présenter une épreuve dite du « Grand oral ». Là encore, le Slam est un outil complémentaire des pratiques pédagogiques proposées.

Plus largement, comme au collège, le Slam est un outil pédagogique qui peut être exploité dans le cadre des Enseignements communs ou généraux, ou dans le cadre d’Enseignements de spécialité ou d’Enseignements optionnels.

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Hors du temps scolaire ou des apprentissages

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Club slam

Le Slam peut aussi être proposé en dehors du temps scolaire (notamment en internat), dans une pratique plus autonomisée (club durant la pause méridienne ou dans le cadre d’un foyer d’élèves…).

Ce dispositif peut s’inscrire dans le cadre de « L’atelier de pratique artistique » (dispositif annualisé)

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Contaminations poétiques

Conception et mise en œuvre d’actions autour du slam, de la poésie et des arts de la parole sur différents supports et dans différents contextes.

Ces actions peuvent aussi bien être tournée vers l’établissement qu’ouverte sur l’extérieur de celui-ci.

Elles peuvent prendre et cumuler différentes formes :

  • Création d’évènement : scène ouverte, lectures publiques, apéro-poétique (et autres variantes)…,
  • Par contamination visuelle : donner à voir et à lire de la poésie sur de multiples supports (set de table à la cantine, affichage ou étendage poétique, diffusion sonore dans le hall, etc.),
  • Sous forme de happening (commando poétique, attenta verbal…) ou de dispositifs poétiques,
  • Par des portes dérobées (tout support écrit permettant une appropriation ludique ou concrète de la langue : recette de cuisine, poème (surtout surréaliste), calligramme, illustration de texte, jeux de mots et de lettres, art postal….).

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Le slam comme support d’expression

Le Slam peut ainsi servir de support à une action d’instances de type Comité d’Éducation à la Santé et à la Citoyenneté, Conseil de la Vie Collégienne, Conseil de la Vie Lycéenne ou Éducation Socio-culturelle.

En lien ou non avec ces instances, le Slam peut être un support pour aborder différentes thématiques (relations filles-garçons, conduites à risques, environnement, violence, etc.) ; de nombreuses journées internationales pouvant servir de point d’entrée ou de point d’orgue.

Le Slam peut également être abordé via la Vie Scolaire ou le CDI, durant l’heure hebdomadaire de « vie de classe » ou au cours des stages de formation des délégués.

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.Conférence-spectacle : Vous avez dit « slam » ?

Conférence interactive pour découvrir la discipline et ses liens avec les arts et leur histoire.

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Des interventions adaptées

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One Shot Slam 

Une séance pour découvrir le Slam de poésie, ses origines, ses particularités, sa simplicité d’abord…

Au cours de cette séance, les élèves découvriront par le faire le lien écrit-oral qui constitue le cœur de cette pratique artistique et combien chacun.e peut facilement entrer en poésie.

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Oral attitude

Accompagnement vers l’oralité scénique, conseils, techniques, astuces pour lire ou dire devant du public.

Au-delà du Slam de Poésie, cette séance permet d’aborder l’expression orale parlée et aux élèves, de s’éprouver en la matière.

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Slam express

Une première séance pour impulser l’écrire slam.

Une seconde séance pour donner voix à sa production écrite.

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L’Atelier Slam (poetry is not dead !)

Organisé sur plusieurs séances (3/4 au moins), cet atelier permet une découverte plus approfondie de la discipline Slam.

Porté par une démarche pédagogique ludique, cet atelier propose aux élèves un accompagnement approfondi de la pratique slam, depuis la proposition ou l’envie d’écriture initiale jusqu’à l’oralisation maîtrisée de sa production.

Cet atelier peut être organisé pour une ou plusieurs classes, sur un ou plusieurs niveaux, dans un ou plusieurs établissements.

Il donner lieu à différentes valorisation : une prestation scénique ouverte ou non des participant.e.s, une scène ouverte, un mini tournoi, une captation…

Cet atelier peut servir de support à un projet transdisciplinaire (français, ESC, langues étrangères ou régionales, sciences humaines, éducation physique, éducation musicale, arts plastiques, TIC…)

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Slam-à-l’école

Dispositif pour les collégiens proposé par la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire, la Ligue Slam de France et la Fondation Culture & Diversité.

Les étapes :

  • 1 à 2 séances préparatoires enseignant.e.s / intervenant.e(s) ponctuées d’échanges à distance.
  • 6 à 7 séances avec les élèves, depuis la découverte de la discipline jusqu’à la restitution scénique des productions.
  • Possibilité pour un groupe de participer aux Trophées nationaux Slam à l’école (à Paris, début juin, réunissent des élèves de toutes la France)

Un cycle Slam-à-l’École peut contribuer à la mise en place par exemple, d’un enseignement pratique interdisciplinaire “Culture et création artistique”.

Document cadre : http://artsculture.ac-dijon.fr/IMG/pdf/doc_cadrage_slam_a_l_ecole240217.pdf

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Pour les équipes éducatives : Formation

Tout le monde peut faire du Slam, même les poètes.

Pour autant, accompagner une pratique Slam demande de mettre en œuvre une pédagogie reposant sur quelques points précis.

Lautre est là pour vous accompagner dans votre appropriation de ces derniers et partager avec vous son expérience d’animateur d’atelier et d’artiste slameur.

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LE SLAM, POURQUOI ?

Les ateliers de Slam-Poésie mettent en valeur une discipline complète, qui combine l’écriture, l’oralité et l’expression scénique.

Le Slam est une activité qui génère de l’enthousiasme chez les élèves.

Les plaçant en position d’acteur de leurs apprentissages, le Slam permet d’éprouver ce plaisir qu’il y a à créer et à échanger, à apprendre sans presque s’en apercevoir…

C’est aussi un outil accessible et pertinent pour travailler la littératie.

Enfin, de par son aspect « joute », le Slam pousse les élèves à travailler autant leurs compétences scripturales qu’orales et permet de mobiliser aussi les élèves les moins engagés en classe.

Le Slam, c’est une pratique :

  • globale : écrire pour dire scéniquement mobilise l’esprit et le corps,
  • complète : le Slam apporte à la maîtrise de la langue autant qu’au développement personnel et à la socialisation,
  • artistique : le slam s’adresse délibérément et simultanément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’intellect. Il stimule la créativité en lui donnant un cadre pour son expression,
  • ludique : jouer avec les mots et les sons, puis partager les résultats dans l’esprit d’une « joute » amicale,
  • engageante : intellectuellement, psychologiquement et physiquement
  • simple : un papier, un crayon, une voix, aucun artifice (ni décor, ni musique, ni costume),
  • accessible à toutes et tous : sans conditions d’âge, de sexe, d’origine ou de niveau de maîtrise de la langue,
  • coopérative : par les apports de chacun et leur partage.

Du strict point de vue des apprentissages, le Slam permet à chacun.e, individuellement et collectivement, de mobiliser, acquérir et conforter ses connaissances :

  • Il participe au développement de la confiance de l’élève en ses propres capacités.
  • Il préserve le principe de plaisir en dépassant le cadre de l’évaluation sans amoindrir la recherche d’amélioration qualitative.
  • Il participe à donner du sens aux apprentissages en mobilisant les acquis de manière transversale.
  • Il contribue au renforcement de la maîtrise de la langue écrite et orale. S’il n’est pas nécessaire de bien maîtriser la langue pour slamer, il est aujourd’hui reconnu que le slam participe à mieux maîtriser celle-ci dans toutes ses dimensions (sémantiques, syntaxiques, rythmiques, orthographiques, lexicales et grammaticales).
  • Il permet de mieux appréhender le spectre des niveau de langage, en laissant la possibilité de faire se rencontrer langage soutenu, langage courant, termes techniques ou spécifiques, argot, verlan, sabir…, mais toujours au service du sens dans un souci de forme.
  • De même, avec le Slam, chacun.e éprouve la nécessité d’étoffer son vocabulaire, de s’approprier les subtilités de la grammaire, de la conjugaison et de la syntaxe.
  • Outil éducatif et ludique, le Slam « travaille » simultanément le sens, le son, l’image, la forme et la dimension scénique.
  • Le Slam, parce qu’il est tout autant héritier de nombreux courants artistiques que résolument contemporain, permet de « désacraliser » le faire et le dire poétique pour mieux les rendre accessibles, les mettre à portée… Ainsi, non seulement le Slam invite à se nourrir d’œuvres contemporaines venues d’horizons différents (géographiques, stylistiques, etc.), mais il propose aussi d’éclairer celles-ci par et avec des œuvres passées et inversement, de les mettre en miroir, de se les approprier pour mieux les réinventer.
  • Le Slam est un outil précieux pour accompagner certain-e-s élèves en difficultés scolaires en leur permettant de se révéler autrement.

Au-delà des apprentissages, le Slam, outil ludique d’Éducation Populaire, agit sur l’individu et sa relation avec son environnement :

  • A travers le prisme du langage exploré par le jeu, le Slam concourt à la médiation culturelle.
  • En démocratisant la parole individuelle et collective, en leur donnant un cadre et des codes, le Slam participe à la médiation sociale.
  • Le Slam contribue au développement personnel et au renforcement de l’estime de soi, soutient la prise de confiance en soi et en l’autre et permet d’entrer en relation avec soi et l’autre, de favoriser l’échange.
  • Le Slam développe le respect de l’autre et de soi, favorise la socialisation et contribue à l’éducation citoyenne.
  • Le Slam favorise et participe à la construction intellectuelle et à la construction sensible.
  • Le Slam sollicite nos ressources cognitives, notre mémoire, nos capacités d’attention, d’observation, d’adaptation ou d’expression. Il mobilise activement nos intelligences multiples et nos compétences.
  • Tout au long des ateliers, le processus d’évolution collective et l’interactivité entre pairs développent la solidarité.
  • Tout au long du processus s’alternent des temps où l’on est avec soi (écriture) et des temps ensemble (oralisation), en sachant que l’expression de chaque singularité se nourrit des expressions de celles des autres, à la fois dans la manière dont l’autre s’autorise à dire (et m’invite à oser aussi) et dans les choix qu’il fait pour y parvenir (me donnant ainsi d’autres possible pour à mon tour y parvenir)
  • A travers le Slam, chacun.e apprend à se concentrer, à s’impliquer, à produire un effort dans la durée, à organiser sa pensée et l’expression de celle-ci, à s’interroger sur la portée et le cadre de sa parole.

Intrinsèquement, le slam est porteur des mêmes valeurs que celles qui fondent le socle commun du vivre ensemble :

  • Égalité : chacun a le droit de s’exprimer et tout le monde est à égalité de conditions pour le faire.
  • Liberté : la parole est libre et s’exerce dans un cadre qui garantit cette liberté. Les règles et les lois qui garantissent cette liberté, comme les règles et contraintes inhérentes à cette pratique ne sont pas des entraves mais des bases pour créer.
  • Adelphité : il y a dans le Slam une dimension coopérative et une solidarité entre les membres du groupe, qui s’exerce à travers le partage d’une expérience et d’un vécu communs.
  • Respect : de chacun pour ce qu’il est, ce qu’il exprime. On y développe aussi le respect de l’autre en cherchant comment on va pouvoir le toucher au mieux, établir le contact en tenant compte de comment elle ou il va pouvoir recevoir notre parole, sans pour autant expurger celle-ci ou la « banaliser ». Le Slam c’est l’expression d’une singularité face à et en direction d’autres singularités.
  • Responsabilité : parce qu’il est libre, chacun est responsable de son contenu et de l’expression de celui-ci. Écrire pour dire, ce n’est pas seulement se demander comment toucher l’autre, comment l’atteindre ; écrire pour dire, c’est aussi s’interroger sur comment l’autre va recevoir mon propos, quelles sont ses références, sa culture, ses limites d’acceptation…
  • Bienveillance : l’enjeu, c’est que chacun puisse s’exprimer, partager. Le groupe fonctionne comme un cocon protecteur où les paroles individuelles peuvent éclore, grandir, s’éprouver à l’autre positivement afin de renforcer chacun.e.