SLAM A L’ÉCOLE

Pourquoi pratiquer le SLAM à l’école, au collège, au lycée… ?

  • Parce que le Slam permet de « désacraliser » le faire et le dire poétique,de les rendre accessible, à portée…
  • Parce que le Slam est un outil éducatif et ludique, qui favorise la maîtrise de la langue, dans sa dimension écrite comme dans sa dimension orale. En effet, le Slam « travaille » simultanément le sens, le son, l’image, la forme et la dimension scénique.
  • Parce que le Slam est un outil de transformation sociale et personnelle, qui contribue à l’éducation citoyenne, au renforcement de l’estime de soi, à la socialisation, à la construction intellectuelle et à la construction sensible.
  • Parce que faire du Slam, c’est être acteur par rapport à soi, mais aussi pour et avec les autres.
  • Parce que le Slam est porteur de valeurs : respect, tolérance, bienveillance, solidarité, non-jugement.

Public
L’atelier SLAM peut concerner tout ou partie d’une ou plusieurs classes, sur un ou plusieurs niveaux.
Il peut être interne à un établissement (au sein d’une ou plusieurs classes, dans une démarche de projet(s) spécifique(s) ou inter-classes) ou inter-établissements.

L’atelier SLAM peut servir de support à une action d’instances de type CESC pour traiter de sujets comme les relations filles-garçons, la prévention des comportements à risque, etc.

L’atelier SLAM peut aussi être proposé dans une pratique plus autonomisée : club durant la pause méridienne ou dans le cadre d’un foyer d’élèves…

Matières concernées
Le SLAM peut être abordé en classe dans le cadre d’une matière spécifique ou servir de support à des projets transversaux.

Prioritairement, l’enseignement du français, dans l’interaction et par l’inclusion réciproque de ses dimensions écrite et orale.
Mais aussi :
• Langues étrangères ou régionales
• Histoire, Géographie, Éducation civique, Philosophie, … 
• Enseignements artistiques (musique, théâtre, arts graphiques)
• TIC

Types d’interventions
Atelier d’initiation (sur une séance)
Atelier d’oralécriture (atelier sur plusieurs séances)
Accompagnement, coaching pour une restitution scénique (sur une ou deux séances)

Démarche
Slamer, c’est écrire pour dire.
S’il n’est pas nécessaire de bien maîtriser la langue pour slamer, il est aujourd’hui reconnu que slamer participe à mieux maîtriser celle-ci dans toutes ses dimensions (sémantiques, syntaxiques, rythmiques, orthographiques, lexicales)

Pour cela, les ateliers s’organisent autour de 2 axes – écriture et oralisation – à travers leurs inclusions réciproques.
Tout au long du processus s’alternent des temps où l’on est avec soi (écriture) et des temps ensemble (oralisation), en sachant que l’expression des autres singularités nourrit l’expression de la sienne, à la fois dans la manière dont l’autre s’autorise à dire (et m’invite à oser aussi) et dans les choix qu’il fait pour y parvenir (me donnant ainsi d’autres possible pour à mon tour y parvenir)

L’écriture
Poser des mots sur un vécu et le ressenti qui l’accompagne, les émotions ;
Poser des mots sur des questions citoyennes, argumenter, interpeller, prendre position ;
Poser des mots pour accompagner une prise de distance et de recul nécessaire au dépassement ;
Poser des mots aussi pour dire le monde, pour se projeter, s’envisager, au futur comme au présent…

Il n’y a pas de forme spécifique à l’écriture, mais l’aspect poétique (donc artistique) de celle-ci facilite la liberté d’expression de chacun.

L’oralisation
Prendre la parole, développer de la confiance pour dire et se dire.
Écouter, entendre et recevoir la parole de l’autre ; s’en nourrir pour renforcer sa propre capacité à exprimer et s’exprimer.
Dans l’oralisation, il y a, outre le travail de la voix, une dimension scénique qui reconnecte au corps et permet à chacun de se ressentir comme un tout capable de mobiliser et d’articuler ses différentes ressources (physiologiques, biomécaniques, psychologiques, émotionnelles) pour s’engager et agir de manière efficiente.