17 novembre 2018

SLAM

Le slam, c’est quoi ?

Donner une définition précise du slam n’est pas si simple.

Pour Gérard Mendy, pionnier du slam en France, « le slam, c’est une bouche qui donne et des oreilles qui prennent« .

Pour Camille Vorger, qui lui a consacré une thèse, « le slam est un OPNI, un Objet Poétique Non Identifié« .

Pour Helen Gregory, poétesse performeuse qui enseigne à l’université de Brighton (UK), « le slam de poésie peut être décrit comme : un mouvement, une philosophie, une forme, un jeu, une communauté, un dispositif pédagogique, un cheminement artistique et un gimmick« .

Quant à moi, slameur du nom de Lautre, j’ai choisi pour répondre de commencer par un texte à propos du slam, avant de finalement vous proposer une CONFÉRENCE-SPECTACLE : VOUS AVEZ DIT SLAM ?

Mais pour faire court, je dirais que le slam, c’est :

  • un formidable atout ludo-éducatif pour stimuler la créativité individuelle et collective et renforcer et favoriser la maîtrise de la langue dans ses dimensions écrites et orales, comme dans leurs inclusions réciproques ;
  • un dispositif scénique qui concourt notamment au renforcement de l’estime de soi ;
  • un authentique vecteur de transformation sociale et personnelle contribuant à l’éducation citoyenne, à la socialisation, à la construction intellectuelle et à la construction sensible. Et cela, dans une approche directement issue de l’Éducation Populaire, plaçant les participant-e-s à la fois au centre de leur pratique et en interaction avec l’autre.

Le slam, comment ?

Là aussi, il y a de multiples réponses, tant le slam est une discipline ouverte et propice aux rencontres artistiques et aux innovations.

Pour autant, la plus évidente et la plus adaptée reste les ATELIERS ÉCRIRE & DIRE.
Ils s’adressent à toutes et à tous, quels que soient l’âge (de 6 à 106 ans), le sexe, l’origine ou le degré de maîtrise de la langue ; il est d’ailleurs possible de faire un atelier entièrement oral pour un public non-écrivant. Les ateliers peuvent tout aussi bien être centrés sur la poésie ou l’expression scénique, que sur l’appropriation de la langue ou l’expression sur une thématique (environnement, relations filles-garçons, lutte contre les discriminations, vie et mémoire d’un quartier ou d’une ville, etc.)

Mais le slam n’a pas sa place qu’en atelier.

 

Il peut, comme avec SLAMY ROCKET, devenir le prétexte d’une animation performée et scénarisée proposant non pas un mais 16 ateliers d’écritures simultanés.

Il peut aussi faire scène. C’est même là, en sa dimension de VOIX PUBLIQUE qu’il prend sa vrai dimension d’art vivant. Une dimension pour laquelle je peux vous accompagner, dans l’organisation comme dans l’animation.

Il peut également venir percuter le quotidien ou s’immiscer dans l’espace urbain ou rural pour apporter un peu de poésie sous formes de supports biodégradables ou d’installations, provisoires ou pérennes. On appelle cela une CONTAMINATION POÉTIQUE, et il en existe plus d’une cinquantaines de formes…

Il peut enfin s’associer à d’autres formes d’expression, qu’il s’agisse de faire se rencontrer poésie et fabrication à base d’objets récupérés – comme avec L’IMAGINARIUM, une intervention conjointe avec l’association On n’est pas que des cageots – ou slam et théâtre d’objets – comme avec MES MAINS ONT LA PAROLE, une co-création avec Pascal Hournon.